Bienvenue sur mon blog !

Art. 1 : L’addiction au tabac

Art. 2 : L’addiction aux écrans

Art. 3 : L’addiction à l’alcool

Art. 4 : L’addiction aux jeux d’argent

Article n°1 :

L’addiction au tabac chez les jeunes : une omniprésence dans les lycées

Le tabagisme chez les adolescents est un problème de santé publique de plus en plus important. Dans les cours de récré, devant les établissements ou autour des lycées, la cigarette est omniprésente. Malgré les campagnes de prévention mises en place, une proportion importante d’adolescents commence à fumer dès le collège et continue cette habitude au lycée.

Les mécanismes de l’addiction au tabac. Fil santé jeunes.

https://www.filsantejeunes.com/les-mecanismes-de-laddiction-au-tabac-5463

Pourquoi les jeunes commencent-ils à fumer ?

L’initiation au tabac n’est pas liée au plaisir. La cigarette est une drogue dure, elle accroche autant que l’héroïne. 

Pourtant, l’industrie de la cigarette a su transformer cette première mauvaise expérience (toux, nausées, mauvaise odeur, etc.) en quelque chose d’attractif grâce à des stratégies : cigarettes mentholées, goûts sucrés, colorés, etc. Sans oublier la chicha qui séduit particulièrement les adolescents par son côté convivial et festif. 

Le cerveau d’un jeune est particulièrement sensible à la nicotine. Plus l’initiation est précoce, plus la dépendance s’installe au long terme.

Lycée : le terrain d’expérimentation

Cigarette électronique 56%
Tabac 61.5%
Usage quotidien 22.3%

Une enquête menée en 2014 auprès de 3319 collégiens et lycéens nous dit que 56 % des élèves ont déjà expérimenté la cigarette électronique et 61,5 % ont essayé le tabac. Et pire que ça, 22.3% déclarent fumer quotidiennement.

La curiosité des jeunes et l’influence des proches restent les principales causes. L’expérimentation se fait souvent par l’intermédiaire d’amis, sous des formes d’arômes fruités ou sucrés. Cependant, la majorité des jeunes ignorent la teneur en nicotine de ce qu’ils consomment. Ce qui les rend vulnérables aux stratégies commerciales menées par l’industrie de la cigarette.

L’affectation en lycée public d’Ille-et-Vilaine. Académie de Rennes. https://www.ac-rennes.fr/l-affectation-en-lycee-public-d-ille-et-vilaine-122151

Seconde GT. Institution Les Minimes Notre-Dame. https://www.lesminimes-lyon.org/lycee/presentation/seconde-gt/

Le Bac Français International. Lycée Français de Barcelone. https://www.lfb.es/le-bac-francais-international/

La cigarette électronique : une porte d’entrée ?

La cigarette électronique est présentée comme une alternative moins nocive, qui aident les fumeurs à s’arrêter. Mais les études montrent qu’elle constitue une porte d’entrée vers le tabagisme. Les adolescents qui vapotent ont jusqu’à 12x plus de risques d’initier une consommation de tabac dans l’année qui suit par rapport à ceux qui n’ont jamais vapoté.

Ainsi, l’e-cigarette renforce leur exposition à la nicotine et augmente les risques d’addiction.

Une banalisation inquiétante

Toutes ces données révèlent l’omniprésence du tabac et du vapotage en milieu scolaire. L’adolescence est une période de construction identitaire, de forte influence sociale où les comportements à risque s’ancrent. Plus nous commençons tôt, plus la dépendance devient difficile à combattre.

Que faire ?

La lutte contre le tabagisme chez les jeunes ne peut se limiter à des campagnes de prévention. Elle doit combiner plusieurs leviers :

  • Commencer la prévention dès le collège
  • Contrôler strictement la publicité déguisée et les stratégies attractives
  • Augmenter les espaces sans tabac pour réduire la normalisation

Protéger les jeunes de l’industrie du tabac, c’est leur donner une chance. Une chance d’échapper à une addiction qui tue 

0

personnes chaque année en France. 

Tabac, nicotine et dépendance ? – La Mutuelle Des Étudiants.

https://www.lmde.fr/blog/sante-bien-etre/tabac-nicotine-et-dependance/

Bibliographie

(DAUTZENBERG. B, Bulletin de l’académie, art. n°203 : Le tabac et l’enfant : naissance d’une addiction, Académie Nationale de Médecine, 2019, [consulté le 25.09.2025])

 

(STENGER. N et CHAILLEUX. E, Revue des maladies Respiratoires, art. n°33 : Enquête sur l’usage de la cigarette électronique et du tabac en milieu scolaire, Fondation du souffle, 2016, [consulté le 25.09.2025])

 

(GAUTIER. S et al., Vapoter favorise-t-il le tabagisme chez les adolescents et les jeunes adultes, Santé Publique, 2017, vol. 29, p. 333-340, [consulté le 25.09.2025])

Article n°2 :

L’addiction aux écrans : un vrai problème ?

Smartphones, écrans : tous accros ! Observatoire de santé pro stp

https://www.observatoire-sante-probtp.com/accueil/dossiers/addiction-aux-ecrans.html

 

Les écrans font désormais 100% partie de notre quotidien. Que ce soient nos téléphones, ordinateurs, tablettes, consoles, montre connectés, etc. ils rythment nos journées, nos loisirs, notre travail et nos relations humaines. Mais on s’interroge quand-même : peut-on vraiment parler d’addiction ? Et surtout, quelles sont les conséquences sur notre santé ?

Une addiction bien réelle

Si certains chercheurs ont longtemps hésité à parler d’addiction, estimant qu’elle devait être réservée aux substances comme l’alcool ou la drogue, la réalité est aujourd’hui qu’un usage excessif des écrans devenir pathologique. Les symptômes observés (irritabilité, stress, sensation de vide, isolement) montrent qu’il ne s’agit pas simplement d’un loisir. Des cliniques spécialisées dans la cyberdépendance accueillent des jeunes qui ne peuvent plus se passer des écrans. Selon le psychologue Michael Stora, environ

0

personnes en France seraient concernées par une dépendance aux écrans (jeux vidéo ou Internet). 

6,5 % des adolescents présentent une addiction à Internet et 14 % ont un trouble lié aux jeux en ligne. Ces jeunes développent souvent un lien de dépendance émotionnelle avec leur écran, un peu comme un refuge pour fuir la réalité ou combler un manque parfois affectif. 

Des conséquences psychologiques inquiétantes

L’addiction aux écrans a bien des effets sur la santé mentale. Il y a un lien significatif entre l’usage excessif des écrans, la dépression et l’anxiété. Les personnes hyperconnectés présentent davantage de symptômes dépressifs ou de baisse de motivation. Cette boucle est dangereuse : la dépression favorise l’addiction, et l’addiction renforce la dépression. En d’autres termes, plus une personne s’isole derrière son écran pour échapper à son mal-être, plus celui-ci s’aggrave. Les écrans deviennent alors un moyen d’éviter les émotions plutôt qu’un simple moyen de se divertir. 

La blessure de rejet, ou quand « la croyance d’être illégitime pousse à se couper des autres ». Elle. https://www.elle.fr/Love-Sexe/News/La-blessure-de-rejet-ou-quand-la-croyance-d-etre-illegitime-pousse-a-se-couper-des-autres-4135732

Trois actions simples pour gérer l’anxiété quand elle frappe à notre porte. La Vie. https://www.lavie.fr/ma-vie/sante-bien-etre/trois-actions-simples-pour-gerer-lanxiete-quand-elle-frappe-a-notre-porte-90708.php

High-functioning depression: what is it and the symptoms to look out for. Glamour UK https://www.glamourmagazine.co.uk/article/high-functioning-depression

Comment s’en débarrasser ?

La solution n’est pas d’interdire totalement les écrans, mais d’instaurer une prévention adaptée dès le plus jeune âge. L’éducation à un usage raisonné des écrans peut réduire le temps d’exposition hebdomadaire chez les personnes inconscientes de leur addiction. Par exemple au collège, les élèves qui participent à des séances de sensibilisation développent une meilleure compréhension des risques et sont capables de réguler leur propre comportement. Certaines actions concrètes peuvent aider comme :

En savoir +

Utilisation des écrans : risques et précautions. OREIL Limoges. https://youtu.be/e-nXCHwzqTE

 

Addiction aux écrans : comment résoudre ce problème de santé publique ? En Société – France télévision. https://youtu.be/D1KI2AdS6X

 

Addiction aux écrans : qui nous rend accros et comment décrocher ? Lumni. https://youtu.be/9qLREeJs__A

Bibliographie

( TROUESSIN, M. L’addiction aux écrans existe-t-elle ? ENS de Lyon [web].  2016. [consulté le 06.10.2025]. Disponible sur https://www.researchgate.net/profile/Melanie-Trouessin/publication/303677881_L’addiction_aux_ecrans_existe-t-elle/links/574c8b7a08aec9885269e27d/Laddiction-aux-ecrans-existe-t-elle.pdf)

 

( CHARNIER, S. L’addiction aux écrans et les comorbidités anxieuses et dépressives associées chez les adolescents. Université de Lorraine [web].  2024. [consulté le 06.10.2025]. Disponible sur https://docnum.univ-lorraine.fr/public/DDOC_T_2024_0294_CHARNIER.pdf)

 

( PAPAUX, S. Addiction aux écrans connectés : l’enseignement au service de la prévention. Université de Friburg [web]. 2021. [consulté le 06.10.2025]. Disponible sur https://www.unifr.ch/dfe/fr/assets/public/files/abstracts/master_fr/2021_11_Papaux_Simon.pdf)

 

Article n°3 :

L’addiction à l’alcool : comprendre pour mieux s’en libérer

Alcoolisme : êtes-vous concerné sans le savoir ? Ma Santé

https://ma-sante.news/alcoolisme-les-consommation

s-sont-plus-massives-chez-les-jeunes/

L’alcool occupe une place importante dans nos sociétés : symbole de fête, de convivialité ou de détente. Pourtant, derrière cette image socialement valorisée, se cache une réalité bien plus sombre. L’addiction à l’alcool est une maladie complexe, à la fois biologique, psychologique et sociale, qui touche des millions de personnes à travers le monde.

Une maladie du lien

Comme le souligne le médecin Gérard Ostermann, l’alcoolisme est avant tout une pathologie du lien. Il ne s’agit pas seulement de boire, mais souvent de vivre. L’alcool devient un refuge, une réponse à des blessures émotionnelles profondes, parfois anciennes. Beaucoup de personnes dépendantes rapportent des traumatismes : violences, deuils, humiliations ou manque d’amour. Boire sert alors à calmer une angoisse ou à fuir une douleur que les mots ne peuvent plus exprimer.

 

L’alcool donne l’illusion d’un apaisement, mais enferme peu à peu dans une spirale destructrice. Le plaisir initial laisse place à une dépendance, où l’on boit non plus pour se sentir bien, mais pour ne pas se sentir mal.

Impacts sur le corps humain ->

-> Impacts psychologiques et physiques

Une addiction aux multiples visages

La dépendance à l’alcool s’inscrit souvent dans des parcours de polyconsommation : beaucoup de personnes passent d’une substance à une autre (drogue, alcool, médicaments), sans jamais vraiment sortir de la dépendance. L’étude montre aussi que la double dépendance (alcool et drogues) est associée à des trajectoires de vie plus difficiles, marquées par davantage d’événements négatifs dans l’enfance et des fragilités sociales persistantes.

L’alcoolisme n’est donc pas une faiblesse de volonté, mais le résultat d’une accumulation de vulnérabilités : biologiques, psychiques et environnementales.

Une approche globale pour s’en sortir

Le professeur Jacques Besson propose une approche globale en 5 dimensions :

Le traitement ne se limite pas à l’arrêt de la consommation : il repose sur une reconstruction personnelle. Les axes thérapeutiques sont multiples : médicaments pour aider au sevrage, thérapies comportementales pour travailler les émotions, accompagnement social pour retrouver une place dans la société.

La résilience : renaître après la dépendance

Sortir de l’alcool, c’est souvent un parcours long, fait de rechutes et de reprises. Mais c’est aussi un chemin de résilience : apprendre à transformer la douleur en force. Dans ce processus, les tuteurs de résilience (thérapeutes, amis, proches) jouent un rôle essentiel. Ils offrent un regard bienveillant et constant, sans juger la rechute comme un échec, mais comme une étape du soin.

Vers une autre vision de l’alcoolisme

Changer notre regard sur l’addiction à l’alcool, c’est reconnaître qu’il s’agit d’une maladie chronique, non d’un vice. C’est aussi comprendre que la guérison ne passe pas uniquement par l’abstinence, mais par une reconnexion à soi et aux autres. L’alcoolisme n’est pas une fatalité : avec un accompagnement adapté, du temps et de la compréhension, il est possible de se reconstruire.

En savoir +

Alcoolisme, témoignage : « Faire le deuil de l’alcool c’est comme enterrer quelqu’un ». France 3 Normandie. https://youtu.be/hFcPuLhU5TQ

Comment savoir si j’ai un problème avec l’alcool ? Santé publique France. https://youtu.be/DG6qBTNCyUY

Comprendre l’addiction à l’alcool + conseils pour s’en sortir. PUMS. https://youtu.be/mbN2XhrA9h8

Bibliographie

Article n°4 :

L’addiction aux jeux d’argent : cette dépendance qui vous détruit en silence

Aujourd’hui, les jeux d’argent tels que les paris sportifs ou ceux présents au casino, font quasiment partis du quotidien de millions de personnes. Parfois, il est question d’un simple loisir, d’une activité. Mais pour d’autres ça en devient dangereux car désormais, cela est reconnu comme une véritable addiction. On a souvent minimisé cela, surtout les joueurs, alors que les conséquences sont tout aussi graves que celles des autres addictions (vie perso, finances, psychologie, etc.).

https://www.santementale.fr/2022/02/un-tiers-des-15-17-ans-jouent-a-des-jeux-dargent-et-de-hasard/

Oui, cette addiction existe vraiment.

Selon des recherches scientifiques, l’obsession a ces jeux n’est pas question d’un manque de volonté, ou de motivation pour arrêter. Il s’agit bien d’une addiction comportementale, comme on pourrait l’avoir avec la drogue ou l’alcool. Selon l’INSERM, entre 1 et 2% de la population est touchée et a une pratique problématique.

Pourquoi ce jeu peut devenir incontrôlable ?

Chez les joueurs dépendants, les réactions du cerveau deviennent vite anormales car tout ce qui est lié de près ou de loin au jeu les suralimente de dopamine. Chez un joueur normal, gagner ne génère pas autant d’activation. Ils en veulent toujours plus et donc ne sont jamais satisfaits à 100%.

Il y a moins de contrôle de soi, ils ne gèrent pas leurs impulsions et enchaînent les décisions risquées même s’il y a eu beaucoup de pertes avant.

La montée en puissance du marché des jeux d’argent en est quelque part responsable. L’offre est de plus en plus importante (paris sportifs, casinos, applications, 7J/7J, 24H/24, etc.). La manière dont ils communiquent avec leur cible avec un ton plutôt agressif n’aide pas, ils vous poussent à rejouer.

Les conséquences détruisent des vies.

Lorsque l’on passe réellement de jouer pour le plaisir à l’addiction, on passe par 3 phases distinctes :

Et plus l’addiction est forte, plus les dégâts sont importants et nombreux :

- Financiers (perte, dette, crédit, etc.)
- Psychologiquement (anxiété, culpabilité, isolement, bipolarité, etc.)
- Vie sociale (mensonges, disputes, ruptures, plus de confiance, etc.)
- Professionnellement (baisse de perf, absences, perte d’emploi, etc.)

https://fr.vecteezy.com/art-vectoriel/18997988-probleme-d-argent-probleme-financier-illustration-plate-homme-d-affaires-deprime-dans-le-besoin-de-personnage-de-dessin-anime-crise-economique-faillite-d-entreprise-employe-de-bureau-sous-pression-avec-maux-de-tete-dette-de-pret-impayee

https://www.francebleu.fr/emissions/les-conseils-du-docteur-kierzek/bipolarite-comprendre-ce-trouble-de-l-humeur-qui-bouleverse-la-vie-de-600-000-francais-2372275

https://depositphotos.com/fr/illustrations/mensonge.html

Comment sortir de ça ?

Comme toutes autres addictions, on peut s’en détacher, mais la route est parfois longue. Voici ce qui est le plus efficace :

  1. Reconnaitre qu’il y a un problème (en parler à un proche ou un professionnel)
  2. Aller voir un spécialiste des addictions (thérapie comportementale et cognitive, travail sur les émotions, gestion du risque, etc.)
  3. Bloquer l’accès aux jeux (se faire exclure du casino, installer des logiciels de blocage, se mettre sous tutelle à la banque, etc.)
  4. Rejoindre un groupe d’entraide (pour échanger, être soutenu)
  5. Faire un travail sur soi, voir plus loin (le jeu sert parfois à combler un vie, deuil, anxiété, etc.)

L’addiction aux jeux d’argent est une maladie réelle, reconnue et étudiée scientifiquement. Elle ne relève pas du “manque de volonté” mais d’un ensemble de mécanismes psychologiques et biologiques renforcés par une industrie très incitative. S’en sortir demande du courage, un entourage qui soutient, et parfois un accompagnement professionnel. Mais la guérison est possible et elle commence toujours par un pas : parler, comprendre, se faire aider.

Bibliographie

THOMAS, P. y CHANDES, G. y COUEGNIAS, N. y HAZIF-THOMAS, C. Addiction aux jeux d’argent et personnes âgées. Centre de Recherches Sémiotiques université de Limoges  [web]. 2019. [fecha de Consulta 22/11/2025]. Disponible en https://pdf.sciencedirectassets.com/276853/1-s2.0-S1627483019X00045/1-s2.0-S1627483019300285/am.pdf

ADES, J. Y BELMAS, I. y al. Jeux de hasard et d’argent : contextes et addictions. HAL open science [web]. 2008. p268.  [fecha de Consulta 22/11/2025]. Disponible en https://hal-lara.archives-ouvertes.fr/hal-01572053/file/INSERM__2008_jeux_synthese_fr.pdf

SESCOUSSE, G. Addiction

aux jeux d’argent Apport des neurosciences et de la neuro-imagerie. Médecine / sciences [web]. 2015. Art 31. p784.  [fecha de Consulta 22/11/2025]. Disponible en https://www.medecinesciences.org/fr/articles/medsci/pdf/2015/09/medsci2015318-9p784.pdf